«L’OPEN DATA » : les données ouvertes, un tsunami à l’horizon

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Les « données » en tout genre sont de plus en plus qualifiées « d’or noir » du XXIe siècle. Elles se multiplient elles-mêmes comme un bon pain qui lève sous l’impulsion des adeptes du B.I qui les pétrissent quotidiennement à deux bras. Le tout sujet à l’obésité conjoncturelle du « BigData » qui ne demande qu’à s’ouvrir, même si c’est parfois aussi difficile et risqué que d’ouvrir une huître avec un couteau. « L’OpenData » en question n’est plus un nouveau concept, mais une réalité sans cesse plus opérationnelle.

Ce sont les États-Unis et Grande-Bretagne, qui en furent les pionniers. Sous l’égide de Barack Obama avec la création du programme « Open Government Initiative », qui a créé « data.gov », accroissant la publication d’informations de qualité par un gouvernement ouvert. Puis, sous la férule de David Cameron avec la création de « data.gov.uk », offrant une marée de données publiques dans des domaines stratégiques. L’ ouverture des données, si elle fut d’abord publique, enflamma immédiatement les autres secteurs, avec une effervescence toute propre au secteur privé.

Les entreprises, petites ou grandes, si elles pensent pouvoir y trouver un bénéfice, se lance tête la première dans l’expérience. Les gourous et les « conseillers » internationaux, ne prônent-ils pas les « données ouvertes » deviendront un jour une ressource essentielle, exploitée sur des plates-formes DaaS (data-as-service) ou bien dans l’informatique en nuage (Cloud). Dans ce démarrage de « l’OpenData », le Québec a fait figure de « garçon prudent » en regardant les autres s’agiter, avant de commencer à suivre le train. À l’heure où tous les budgets sont de plus en plus serrés, que les enjeux de « l’OpenData » sont souvent mal formulés et que les objectifs visés par les entreprises sont quelque peu nébuleux, cette position est-elle vraiment « un retard » ou « une sage prudence ? »

Actuellement, il ne faut pas confondre, ni associer « OpenData » et « BigData », l’autre phénomène en pleine activité concernant les données. Leurs fondements mêmes sont entièrement différents et sans rapport aucun. Ainsi, « BigData » réfère au volume des données générées et traitées, allant jusqu’à parler de pétaoctets, que les données soient ouvertes ou propriétaires. « L’OpenData » réfère essentiellement à l’accessibilité et au partage des données, et jamais à leur volume. Les données ouvertes peuvent concerner aussi peu que quelques kilo-octets. La confusion vient principalement du fait que les deux phénomènes sont chronologiquement présents et parfois concomitants au sein du même projet.

Les entreprises qui y adhèrent sont incitées à ouvrir leurs données à leur environnement, c’est-à-dire leurs partenaires, leurs fournisseurs, leurs clients, leurs prospects, leurs autres partenaires en devenir, leurs concurrents, les revendeurs de données, les courtiers en informations, les autorités publiques et leurs contrôleurs, les apprentis sorciers, les curieux et le reste du monde. Cela exige outre une ouverture d’esprit et une approche différente de sa gouvernance. Si cette pratique nécessite parfois des capacités de stockage importantes, ce n’est rien à côté des exigences en bande passante, pour canaliser un tel trafic. C’est par conséquent un critère particulièrement important à valider si vous êtes hébergé par un tiers. Même si l’ouverture des données est un levier critique à « la collaboration » et au concept « d’Open Innovation », cela ne semble pas toujours suffisant, d’autant que l’ouverture des données peut se réduire, pour commencer, à une ouverture partielle à des tiers choisis et sélectionnés pour d’autres raisons biens précises.

L’EDI et nombre de sites Internet en sont les premiers pas. Il se pourrait que l’ouverture des données reste encore l’apanage des Administrations, les entreprises étant beaucoup plus en mode pêche à l’information, dans les « grands bancs de données». Encore faut-il s’assurer que les données capturées soient fiables et de qualité.

 

Source : http://blog.funio.com/fr/2013/10/lopen-data-les-donnees-ouvertes-un-tsunami-a-lhorizon/

Max

Monsieur BOUFFARD, formateur WordPress je suis éditeur, auteur et fondateur du site MonsieurBOUFFARD.com. Conférencier lors des WordCamp Paris 2013 & 2015 ainsi qu'au WP Tech Nantes 2014, je vous propose plus de 400 articles & tutoriaux à propos de l'actualité Canadiennes et Internationnal, mes trucs & astuces mais aussi des coups de gueule...

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